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Des chemins aménagés entre les maisons de Cuciurpula ?

Entre 2008 et 2010, certains secteurs fouillés autour de la maison avait permis de conclure à l’existence d’aires de circulations matérialisées par des secteurs piétinés et bordés de petites pierres ou par des remblaiements – au moyen de déchets domestiques – de diaclases naturelles gênant le passage. Lors de la campagne  de mai 2011, plusieurs axes de passage et aménagements viaires ont été repérés lors de prospections. Reliant entre elles des habitations de l’âge du Fer, ces chemins comprennent de nombreuses infrastructures. Parmi elles, sont plus particulièrement fréquents les murs de soutènement bâtis à l’aide de pierres de petit ou moyen calibre. Cette méthode d’appui permet de maintenir l’aire de marche tout en conservant un drainage suffisant. Pour faciliter la circulation, certaines portions des chemins qui présentaient de fortes déclivités ont fait intervenir un remblayage en pierre. Une fois ces infrastructures créées, on peut penser qu’elles ont été enterrées sous un niveau de terre battue comme semble l’attester la présence de pierres installées de chant en bordure de la chaussée aux endroits où l’eau aurait pu emporter le remblai de terre, mais aussi le fait qu’une fois la couche d’humus retirée, certaines portions des chemins sont difficilement praticables. Dans le cas de cheminement parallèles aux courbes de niveau, le passage a simplement été aménagé par un désencombrement.

Exemple de rampe en chicane

Même tautologiquement parlant, on note que la volonté d’aménager la circulation, ainsi que l’entretien régulier que ces sentiers devaient demander, laissent penser à un trafic régulier des habitants entre les différentes structures du site. Le fait que cette étude préliminaire montre l’évidente liaison entre les différents aménagements protohistoriques permet d’établir qu’au moins une partie des chemins est contemporaine de l’occupation du site au Bronze final puis au premier âge du Fer. En ce sens, l’étude des chemins et sentiers sur l’habitat de Cuciurpula, qui fait suite à un travail précédemment présenté ici sur les éventuelles voies de transhumance, offre donc d’importantes perspectives de recherche et permettra d’affiner notre connaissance de sa structuration, au moins sur un plan jusqu’ici relativement peu abordé dans l’historiographie.

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