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Colloque « 20 ans d’archéologie en Corse », Ajaccio, 9-11 novembre 2017

Palais Fesch
Musée des Beaux-Arts
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Journées du Patrimoine 2017 – Visite guidée au Monti Barbatu (dimanche 17 septembre)

Dans les cadre des Journées Européennes du Patrimoine, une visite guidée du site de Monti Barbatu, à Olmetu, aura lieu le dimanche 17 septembre. Rendez-vous au village avant le départ à 8h pour un accès sous forme de randonnée ou directement sur le site vers 11h !

Emergeant du maquis, le Monti Barbatu

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I furnacci – (fours à tuiles)

 

De nombreux fours pour la fabrication de tuiles et de briques (voire de carreaux) existaient au XIX ème siècle en Corse du Sud. N’était ce la beauté des plus vieilles toitures de nos villages cette activité artisanale serait  aujourd’hui quasiment oubliée.

Un four à tuiles est inscrit à l’inventaire général du Patrimoine culturel à Ota-Porto au lieu dit U Campu. Il a fonctionné durant un siècle environ à partir de 1825.
On peut penser que les petites tuileries situées sur le territoire de Serra et de Sorbollano aux lieux dits TAGHJA et PISALOCCHJU lui ont été contemporaines.
Ces deux unités sont d’une facture quasiment identique et en assez bon état de conservation.
Il s’agit de constructions carrées, de quatre mètres de cotés et de quatre mètres de hauteur, adossées à la pente, sur trois terrasses successives permettant chacune un accès à la structure.

L’accès le plus bas est un petit passage vouté (probablement pour la gestion du foyer).Depuis la terrasse intermédiaire on accédait au four par une ouverture rectangulaire démunie de porte.
Enfin, la construction étant évidemment démunie de couverture, la troisième terrasse permettait de finir le remplissage du four.

La proximité d’argile, d’eau et de bois, voire d’un bon chemin muletier, était essentielle pour l’exploitation de ces ouvrages.Le four de TAGHJA a probablement subi une tentative de transformation en caseddu comme en attestent les deux façades en pignons.

L’ancien cadastre de Serra mentionne deux autres fours à tuiles déjà ruinés en 1887.
Le premier se trouvait un peu avant BATISTEDDU, au lieu dit PETRALATA, au dessus du chemin. Il est aujourd’hui complètement arasé. Le deuxième se trouvait au lieu dit CATELLU un peu plus à l’ouest.M. Solari Guy se souvient d’un troisième four à tuiles dans le village de Serra au lieu dit A FABBRICA.

Dans la région il existait d’autres ouvrages de ce type
.
Ainsi sur la commune de Zerubia on peut encore voir un four à tuiles en élévation à LIMATOGHJA (voir illustration) et il existait un bâtiment similaire dans un coin du cimetière.
Sur la commune de Zoza sont mentionnés sur l’ancien cadastre deux fours à briques.

Le premier dans le village même et le deuxième au bord du Rizzanesi, aux abords immédiats du chemin muletier de Zoza à l’ALTA ROCCA. Ce deuxième four avait la particularité d’appartenir à la commune.

Cette activité de fabrication de tuiles et de briques était donc relativement importante dans la région. On la mettra en relation directe avec l’accroissement remarquable de la population de la Corse durant tout le XIX eme siècle (certains auteurs parlent d’une croissance de la population de 70%), accroissement qui a naturellement généré un développement similaire de la construction.
Pour cela, il suffit de comparer les cartes du Plan Terrier et de l’ancien cadastre au niveau des villages pour constater l’apparition de nombreuses maisons  le long de la nouvelle route Napoléon III.

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Le castrum médiéval de Cuciurpula, « la Forteresse de la Montagne »

Connu depuis longtemps des historiens, le castrum de Cuciurpula occupe la terrasse rocheuse sommitale du massif et bénéficie ainsi du meilleur point de vue de la région, en situation de co-visibilité avec d’autres sites du même type appartenant à la seigneurie de la Rocca, comme celui de Casteddare. Trois bâtiments (une tour, une citerne et une habitation) y sont observables. Leur destruction est presque totale.

 A l’occasion de l’étude architecturale, du mobilier céramique (productions locales et importations toscanes) a été découvert en surface. Ces vestiges sont attribuables aux XIVe/XVe siècles apr. J.-C. 
Les villages de Serra, de Zerubia et d’Aullène sont cités dans les textes médiévaux depuis une expédition génoise en 1289 mais le premier témoignage écrit attestant de l’existence de la fortification est daté du 18 mai 1336. Il s’agit du serment de fidélité à la Commune de Gênes d’Arrigo Strambo, seigneur de Litala, l’un des quatre fils bâtards de Giudice de Cinarca, alors en passe de devenir comme son père seigneur éminent de la Corse entière, même si ce ne fut que pour quelques jours. Y sont mentionnés tous les châteaux placés sous son contrôle, dont Cucciurpula. Après la mort d’Arrigo Strambo, le château se trouve en avril-mai 1347  dans les mains d’Arrigucciello (ou Enricucello) Cinarchese dit précisément de Cuciurpula, fils vraisemblablement bâtard de Lupo Cinarchese d’Ornano. Arrigucciello tient une seigneurie à l’écart de la seigneurie d’Ornano proprement dite, avec, outre Cuciurpula, les châteaux de Salisei (Sancti Lizerii) et Guaita-Rappa.

Une deuxième mention écrite date de 1392 avec l’arrivée en Corse de Battista Zoagli.
C’est lors d’une expédition militaire que ce dernier prend Cinarca, Pipilla, Orese, Ornano, Orbinschini, Bozio, Londa, Istria, Vistrilo, la Rocha, Areccio, Cierurpula, Salese, Baracini et enfin Geneparo. En 1426, malgré une courageuse défense d’Orlando et d’Antone, le Comte Vincentello assiège le château de Cugurpula (ou Cochipurla), possession de la maison de la Rocca considérée comme la forteresse de la montagne. Peu après, ce fut le tour de Baricini de tomber. On sait par ailleurs que le château est occupé au moins jusqu’au début du XVIe siècle, comme le montre la correspondance de Renuccio della Rocca signée à Cociorpola et datée du 14 septembre 1502.

Correspondance de Renuccio della Rocca signée à Cociorpola et datée du 14 septembre 1502

Plan du château

Arases de la tour trapézoïdale

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