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« La Corse balanophage : à propos de la consommation du gland de chêne à la fin de la Préhistoire ». Conférence, musée de l’Alta Rocca, 21 septembre, 11h

La consommation des glands du chêne par les populations de l’âge du bronze du sud de la Corse a pour la première fois été décrite a Cucuruzzu par F. de Lanfranchi dans les années 1980. Depuis, plusieurs sites ont révélé cet aspect non négligeable de l’alimentation protohistorique. On propose ici de décrypter les informations liées à la balanophagie tout en les replaçant dans leur contexte méditerranéen mais aussi plus éloigné.

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Le programme de la IIIe édition de la fête de la société nuragique (Orroli, 20-22 septembre 2019)

Comme chaque année depuis 3 ans, la commune d’Orroli accueille les spécialistes de l’âge du Bronze sarde et méditerranéen pour parler d’archéologie à l’ombre du nuraghe Arrubiu. A ne pas manquer si vous passez par là !

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ITW : De Cucuruzzu à I Palazzi, les sociétés protohistoriques de Corse

Le lien suivant mène à une interview qui aborde le thème des sociétés corses de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer :
https://www.mixcloud.com/RadioPaese/avec-kewin-peche-quilichini-charg%C3%A9-de-fouilles-arch%C3%A9ologiques-%C3%A0-linrap/

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Vue aérienne du site de Cucuruzzu ; dans le fond, les forche di Bavedda (photo : CdC)

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Conférence sur les femmes préhistoriques de Corse

Le 9 mars 2019, à 14h30, au musée de l’Alta Rocca à Levie, conférence sur les femmes préhistoriques de Corse.


Lors de cette présentation, on cherchera à définir le statut des femmes durant la Préhistoire – au sens large – de la Corse, depuis les premiers insulaires du Mésolithique (10000-6000 avant J.-C.) aux premiers colons grecs et étrusques d’Alalia (autour de 500 avant J.-C.), soit une dizaine de millénaires pour lesquels les sources sont particulièrement fugaces et fragmentaires.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il sera important d’évoquer certains préjugés sur les femmes préhistoriques, véhiculés par les films et les romans autant que par la publicité et les manuels scolaires, notamment concernant leur rôle social et leur accoutrement. Au sein de ce panorama, la Corse n’est que peu concernée, au point qu’il faut aller chercher dans la bande dessinée ou chez les auteurs romanesques du XIXe siècle quelques considérations qui figent ces dames insulaires dans des clichés aussi marqués que ceux appliqués à leurs consœurs préhistoriques. En conséquence, l’addition « femme + Préhistoire + Corse » promet d’être salée en termes d’idées reçues et mérite surtout d’être réévaluée à la lecture de données réelles et non fantasmées.

En premier lieu, il s’agit de définir l’objet d’étude : la femme. On cherchera d’abord à le faire selon une perspective physique, organique et ostéologique. Puis nous nous intéresserons à une focale bien plus intéressante pour nous – car totalement culturelle – celle du genre, à travers quelques exemples (notamment la distribution chromatique des représentations sexuées/genrées ou l’idée subjective de « beauté féminine » à travers l’exploitation des moteurs de recherche en ligne). Ce second volet sera illustré par des cas archéologiques européens, académiques comme dans le cas des nécropoles du Bronze moyen d’Italie, ou atypiques comme pour certaines tombes britanniques de l’âge du Fer. L’idée générale sera ici de poser un cadre général avant de se pencher sur les informations relatives à la femme et au féminin fournies par nos contextes corses.

Le casting de la Préhistoire insulaire est dominé par une tête d’affiche : la dame de Bonifacio, de laquelle on parlera abondamment. Moins connues sont les demoiselles de Campu Stefanu et d’Alalia, dont l’histoire ne manque également pas de gouaille. Par la suite, nous laisserons nos mortes pour évoquer les représentations féminines, peu nombreuses sur l’île, dont la plus connue est la statuette de Campu Fiureddu, conservée au British Museum. Sur ces aspects, qui touchent au style et au maniérisme, on tient à ouvrir le questionnement sur d’autres contextes méditerranéens, notamment la Sardaigne, Malte et Crète, où les représentations féminines sont bien plus présentes et diversifiées. On cherchera également à savoir comment les figurations masculines pouvaient se manifester comme un négatif de la perception des femmes, tout en slalomant entre quelques écueils méthodologiques souvent évidents, parfois subtils et latents, mais toujours lascifs. Enfin, on terminera notre promenade paléogynique en invoquant l’apport de l’ethnographie aux problématiques liées au sexe et au genre, notamment quant à l’organisation socio-familiale du travail, avec un exemple révélateur pour l’âge du Bronze du sud de la Corse.

En guise de conclusion, on rappellera que ce travail n’est qu’indicatif et que le sujet annoncé en titre n’est qu’un prétexte, un clin d’œil voulu malicieux à un thème trop peu documenté pour être synthétisé. L’objectif liminaire était simplement de proposer une exégèse anthropologique (au sens social du terme) et relativiste à bon nombre (trop) d’idées reçues que les êtres humains ont sur eux-mêmes, et dont certains relents remontent parfois à la surface de l’actualité.

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L’âge du Bronze au Monti Barbatu (Ulmetu)

En l’état des connaissances, Monti Barbatu apparaît comme un site d’habitat fortifié important dans le paysage microrégional taravais de l’âge du Bronze. La présence de mobilier basien, terrinien puis campaniforme montre une permanence de l’occupation depuis au moins le début du IVe millénaire. Ce schéma se retrouve sur la plupart des sites perchés dans un rayon de 5 km.

Monti Barbatu vu du nord-est

S’il y avait donc des groupes installés ici à la fin du IIIe millénaire, on est en revanche dans l’incapacité d’évaluer la présence humaine durant les premiers siècles du IIe millénaire à cause de notre méconnaissance d’ensemble des mobiliers du Bronze ancien 1 (2000-1850 av. J.-C.). L’occupation du Bronze ancien 2 (1850-1650 av. J.-C.) est en revanche attestée par les industries céramiques et métalliques, même si ces vestiges nous sont parvenus décontextualisés.

Haches du bronze provenant du sommet du site, datées de la transition Bronze ancien/moyen

Le début du Bronze moyen est la phase protohistorique la mieux documentée sur le site de Monti Barbatu. Grâce aux travaux de 2013 et 2017 sur le secteur C, on sait qu’elle correspond au moment de mise en place de l’enceinte cyclopéenne, de façon tout à fait contemporaine à la grande tendance monumentale qui touche le sud de l’île à cette époque et qui connaît l’avènement du modèle canonique de la torra. Ce type de construction est absent ici[1].

Enceinte cyclopéenne nord-est, conservée sur près de 4 m d’élévation

Il est envisagé de considérer la terrasse subsommitale du site comme le lieu de principal développement de l’habitat du Bronze moyen initial et médian, entre 1650 et 1350 av. J.-C. Malheureusement, les réaménagements successifs ont en grande partie endommagé les aménagements et les niveaux d’occupation associés à cette période.

Vue verticale redressée des fouilles 2017 sur le secteur subsommital

Les travaux de 2018 sur les structures A et B ont permis d’observer qu’une zone concentre des habitations dans la partie sud du secteur B vers le milieu du Bronze moyen, en lien avec les systèmes périphériques de clôture de l’espace occupé. Cette information nous apparaît comme capitale dans une perspective de développement diachronique de l’étendue du site, d’autant que la typologie des constructions autorise de bonnes comparaisons avec des sites voisins. La fin du Bronze moyen reste méconnue pour les mêmes raisons que celles évoquées pour le Bronze ancien 1.

L’habitation A en cours de fouille en 2018
Plan de l’habitation A avec son réseau de poteaux porteurs

Le Bronze final (1-2) est matérialisé par une restructuration de l’espace subsommital. Comme observé en d’autres sites, mais sans que l’on puisse le vérifier ici à cause d’importants phénomènes de ruissellement, cette phase pourrait être caractérisée par un intérêt pour le piton sommital motivé par l’installation d’une fortification de taille plus restreinte que celle du Bronze moyen. Il est malheureusement difficile de dissocier sur ce secteur ce qui révèle d’une structuration protohistorique et constructions du Moyen Âge.

Enceinte sommitale du Bronze final avec reprises médiévales

Sur le secteur B, si l’on se fie aux schémas décrits sur d’autres sites (notamment à Cauria), la sépulture mégalithique détruite et le menhir pourraient avoir été érigés entre Bronze ancien et moyen avant une adjonction des statues-menhirs vers le début du Bronze final. La tenue de sondages dans la partie nord de cette zone (locus 1000 et 2000) en 2018 n’a malheureusement pas permis de préciser ces problématiques.

Sondages en damier dans la partie nord du secteur B

Contrairement à ce qui était annoncé après les travaux des années 1980, il semble que Monti Barbatu ne soit plus occupé durant les deux phases de l’âge du Fer puisque ces époques ne sont représentées dans aucun contexte étudié depuis 2013.

L’habitation B fouillée à moitié

Le site de l’âge du Bronze moyen de Monti Barbatu peut aisément être intégré dans un réseau d’habitats et autres implantations contemporaines du secteur du Valincu/Taravu. Au Bronze ancien terminal, qui semble marquer une réinstallation, Monti Barbatu voisine avec les sites d’I Calanchi-Sapar’Alta, de Basì, de Filitosa-Turrichju, de Campu Stefanu et de Tanchiccia, respectivement un site fortifié doté d’une torra archaïque, une torra plus ou moins isolée, un grand habitat fortifié, un habitat ouvert de piémont et un site lagunaire. Cet ensemble paraît cohérent et centré sur l’exploitation économique de la basse vallée du Taravu, terroir situé à peu de distance vers l’ouest. L’alignement de menhirs d’Albitretu, aménagé en aval du Monti Barbatu, sur la route départementale qui permet d’y accéder, par sa contemporanéité relative, renvoie à des questionnements sur les cheminements entre le site et le littoral du Valincu, et ce d’autant plus qu’un alignement de menhirs était vraisemblablement élevé sur le secteur B. La mise en place de la fortification au début du Bronze moyen s’inscrit quant à elle dans la mouvance architecturale matérialisée par l’érection des torre de plan classique et de leur habitat associé : Saparedda, Salvaticu, Turracone, Linareddu, Contorba et Turricciola, sachant que les sites mentionnés précédemment sont toujours occupés. Le réseau semble donc se densifier, posant la question de territoires plus morcelés et donc de l’exploitation plus directe des petites vallées littorales situées au sud de l’habitat. La question d’une interrelation avec les implantations voisines de Contorba et surtout de Linareddu se pose ici clairement. Parallèlement, l’individualisation d’habitations du Bronze moyen permet des rapprochements avec l’habitat de piémont de Campu Stefanu, montrant que les canons architecturaux domestiques sont superposables dans les habitats ouverts et autour des fortifications.

Parement cyclopéen de la torra de Linareddu

Dans ce cadre, la composante italique forte constatée au travers de l’étude des industries, notamment céramiques, met en lumière une insertion culturelle qui se fait beaucoup mieux avec la microrégion du Taravu (Filitosa, Basì, Campu Stefanu) qu’avec les autres secteurs plus à l’est ou plus au sud. Au Bronze final, l’importance du site semble se diluer. Ici encore, il s’agit d’un trait commun aux sites de la basse vallée du Taravu, alors que l’occupation semble se renforcer au même moment en Alta Rocca, dans le Rizzanesi et le Sartenais. Les statues-menhirs Monti Barbatu I, II et III, probablement inclues dans le même monument, présentent elles aussi des caractères stylistiques témoignant d’une intégration à cet ensemble. Dans le même temps, des connexions avec les zones internes (Alta Rocca) se comprennent pourtant grâce à l’analyse comparative des sphères de production.

Statue-menhir Monti Barbatu I



[1] À moins qu’un édifice turriforme présent sur le secteur D n’ait été détruit lors de l’aménagement de la rocca castrale au Moyen Âge.

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Journées européennes du patrimoine 2018 : visites de sites

MONTI BARBATU/OLMETO

Rendez-vous au village à 9h pour une rando facile qui monte au site, se renseigner à la bibliothèque ou à la mairie. Prévoir de l’eau et un sandwich. Ou rendez-vous directement sur le site à 11h. La visite dure 1h30 ; elle est assurée par Kewin Peche-Quilichini. Chaussures de marche ou baskets obligatoires.

 

PLATEAU DE CAURIA/SARTENE

Rendez-vous à 10h sur place pour une visite assurée par Ghjasippina Giannesini ou à 17 pour une visite assurée par Kewin Peche-Quilichini en duo avec sa comparse du matin. Se garer sur le parking prévu à cet effet. La visite dure 2 h voire plus.

 

Téléchargez le programme officiel :

Programme week-end Jep 2018 version 2

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